CONCOURS DEPARTEMENTAL DES MAISONS FLEURIES INSCRPITION AVANT LE 15 SEPTEMBRE 2010 SE RENSEIGNER EN MAIRIE
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http://www.lyon-spiral.org
Forme ancienne du nom
Gaienacus, Villa Giana, Villa Egena, Jaeniaco, Jaennacus, Gehenai,Gainai,
Geehennay, Gennay, Gennai, Geynay, Jaynay, Genas, Geney, Genay.
Etymologie du nom
Les formes anciennes Gaienacus et
Gehenai conduisent au gentilice pérégrin Gaiénus. Genay serait donc redevable
de son nom à un grand propriétaire gallo-romain qui s’appelait Gaiénus.
Identité Visuelle
C'est vers la fin du XIeme siècle que l'on voit apparaître une famille
chevaleresque du nom de Genay. Les armoiries de cette famille étaient: "de
gueules à deux chevrons d'or et trois annelets de même, deux en chef et un en
pointe". Il s'agit désormais du blason officiel de la commune.
Devise:
"De peur je n'ay"
Chronologie historique
Des médailles, tuiles, poteries
gallo-romaines, découvertes à Genay au XIXe siècle, attestent d’une occupation
ancienne de son site. Genay faisait partie des donations primitives du siège
épiscopal de Lyon, qui en fut dépouillé vers la fin du VIIIe siècle, mais qui en
obtint la restitution, en 853, de l’Empereur Lothaire et la confirmation de Charles-Le-Gros en 885 et en 892 de Louis-l’Aveugle. Au Xe siècle, il était le chef-lieu de l’ager
Ganiacensis ou Janiacensis et portait le nom de Jehenacum. (NDLR Ager : zone
agricole).
1186 : L’histoire
féodale de Genay commence à cette date. A cette époque, Etienne II, sire de
Villars, par reconnaissance de ce que Girin, abbé de l’Ile-Barbe et ses
religieux l’avaient admis à leurs prières et lui avaient assigné une prébende
d’honneur, leur bailla la garde des vignes de Vimy (Neuville-sur-Saône) et tout
ce qu’il avait au “maix” (mas, hameau ou grande ferme) de Genay.
Août 1243 : Etienne
II de Thoire-Villars emprunta au chapitre
4 mai 1264 : Par acte
capitulaire, les Chanoines, comtes de Lyon, établissent un “vingtain” à Genay
pour en appliquer le produit à la fortification du village et à la construction
d’un château-fort. (NDLR Vingtain :
impôt pour subvenir aux dépenses de construction et de
réparation à faire aux murs et
châteaux).
1269 : Une émeute
menée par la corporation lyonnaise des écorcheurs, des cordiers et des
bouchers remonta
1304 : Le château de
Bernoud devient la demeure du châtelain de la juridiction de Genay.
1346 : Transaction
entre l’église de Lyon et le sire de Beaujeu, dans les plaintes articulées par
l’archevêque contre Edouard de Beaujeu au sujet des limites entre les seigneuries
de Vimy et de Genay.
1er août 1369 : Par
acte capitulaire, les chanoines, comtes de Lyon, établissent un “vingtain” des
fruits afin de subvenir à la clôture du village de Genay.
16 janvier 1376 : Une
charte de véritables franchises est accordée aux habitants de Genay en
récompense du zèle déployé à élever les ouvrages de défense.
1384 : Usurpation de
la justice sur les terres de Bernoud et de Genay par le seigneur
du Plantay, chevalier du comte de
Savoie.
1392 : Jean de
1397 : Guigues de
Montbel, seigneur d’Entremont le surprit et le saccagea de nouveau.
1398 : Afin de se
donner un protecteur, les habitants se mettent sous la sauvegarde du comte de
Savoie et s’engagent à lui payer une redevance de
20 octobre 1425 : A
la suite des querelles toujours sanglantes entre les ducs de Bourbon et de
Savoie et pour s’assurer d’un lieu de refuge en cas d’attaque, les syndics de
Genay entreprennent de fortifier la “poype” qui se trouve au centre du village.
(NDLR Poype : butte de terre ; dans le langage courant “pape”, ex. :
Rillieux-la-Pape).
1466 : Par grâce
spéciale, le châtelain de Genay accorde la permission de bâtir une maison dans
l’enceinte du château. Cet exemple est suivi et d’autres permissions sont
données en 1474 et 1542, le fort devenant presque inutile depuis
l’annexion de Genay au royaume de France.
1480 : La population
croissant, le chapitre de Lyon ordonna la construction d’une chapelle, d’un
cimetière et d’élever une tour supplémentaire.
C’est vers cette époque que l’on
signale l’existence du Franc-Lyonnais, dont Genay fit partie. Le chapitre de
Lyon avait agrandi, peu à peu, les donations royales anciennes par des
acquisitions et des échanges : le tout arriva ainsi à former comme un petit
Etat auquel le chapitre accorda une importante concession de franchises, d’où
le nom de Franc-Lyonnais.
Patrimoine
Voûte classée, à la demande du conseil municipal de Genay du 15
octobre 1946, par arrêté ministériel à l’inventaire supplémentaire des
monuments historiques le 29 août 1947, Fortin, Tour, Eglise classée, Puits,
Calvaires, Madone érigée en 1861, Pilier de Justice...
Le pilier de Justice : appelé aussi pilori. Il s’agit d’un
poteau que tout seigneur haut-justicier avait le droit, avant 1789, de faire
élever sur ses terres comme signe de son autorité. A ce poteau étaient attachés
des chaînes et un collier de fer ou carcan que l’on passait au cou des
individus condamnés à être exposés ainsi quelques heures ou quelques jours à la
vindicte publique. La peine du pilori fut supprimée à
elle-même en 1848. Le pilier de justice de Genay fut
découvert fortuitement en 1983 lors de travaux de voirie : bloc monolithique de
Le blason, surmonté d’une couronne comtale et sculpté
au milieu de la face avant, porte les armes d’Antoine de Foudras, chanoine
comte de Lyon et seigneur haut justicier de Genay.
Homme célèbre
Augustin Burlet. Maître-verrier (1892-1953).
Né le 2 avril 1892 à Chalon-sur-Saône, Augustin Burlet partit
s’installer avec sa mère à
Démobilisé en 1919, il ouvre un atelier de vitraux rue
Jacquard, toujours dans le quartier de
“la maison bleue”, dénommée ainsi à cause de ses volets
peints d’un bleu azur. Il en restera propriétaire jusqu’en 1944. On lui doit,
en 1930, la réalisation du vitrail “Marie Madeleine chez Simon le pharisien”,
œuvre toujours visible dans l’église de Genay. Résistant, arrêté par
La commune l’a honoré en baptisant la salle dite “de
l’ancienne poste”, “Espace Augustin Burlet”.
De plus, une de ces œuvres représentant Jeanne D’arc est
visible salle des Mariages, en Mairie.
La république du Franc Lyonnais
Le Franc-Lyonnais était constitué, sur la rive gauche de
Le Franc-Lyonnais avait autrefois fait partie du Royaume de Bourgogne
puis du Saint-Empire romain germanique. Il s'était donné à
Tous les monarques jusqu'à Louis XV inclus ont renouvelé ces lettres
patents (soit de 1556 à 1716). Les habitants du Franc-Lyonnais étaient exempts
des droits d'aide, de
Sur le plan fiscal, ils étaient donc considérés comme étrangers. Leur
seul obligation était de payer à l'Etat, tous les 8 ans, un "don
gratuit" de
Cette expérience prit fin, en 1790, avec
Son histoire plus lointaine a laissé des traces dans la géographie. Avec
l'industrialisation, son territoire évolua vers le statut de faubourg de Lyon,
résidentiel et de loisirs. Encore porteur d'une identité rurale, le
Franc-Lyonnais, en plus de sa qualité de vie, se signale comme l'une des
entrées de Lyon dotée d'un pôle industriel important.